Mardi 16 juin, un protocole d’accord engageant les négociations entre les masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) devait être travaillé lors d’une Commission socio-professionnelle nationale (CSPN).

En préalable à toute discussion, la profession représentée par la Fédération française des masseurs-kinésithérapeute rééducateurs (FFMKR) et l’Union a rappelé à la section sociale ses exigences exprimées lors de la CSPN précédente à savoir la réécriture des premiers référentiels soumis par l’UNCAM à la Haute Autorité de santé (HAS). Voir ici.

La profession a réitéré sa demande d’associer les syndicats représentatifs à la validation des référentiels relatifs à des soins de masso-kinésithérapie.

La profession n’a pas été entendue, pire, il lui a été signifié que non seulement les syndicats représentatifs n’auront pas cette possibilité mais pire encore qu’il faudrait attendre l’évaluation de l’impact financier après mise en place des six premiers référentiels dans les cabinets pour pouvoir, éventuellement, revoir leur rédaction.

Devant un tel retournement de la part de l’UNCAM, la profession a immédiatement et de façon unanime quitté la table de la réunion.

La profession a renouvelé son exigence d’une maîtrise médicalisée, intelligente avec les outils existants (BdK), d’autant plus que l’augmentation des dépenses de masso-kinésithérapie depuis le début de l’année est en forte baisse (+ 1,5 % sur les quatre premiers mois de l’année)

L’UNCAM va devoir rapidement trouver une solution en parfaite adéquation avec les spécificités de la profession de masseur-kinésithérapeute permettant de réactiver une vie conventionnelle basée sur une confiance réciproque, indispensable à toute réforme structurelle de l’exercice de la profession.

La FFMKR réaffirme son souhait d’arrêter une méthodologie de travail commune et reconnue par tous (UCAM HAS et profession) qui permettra d’arriver à un constat partagé sur les référentiels et en particulier « les seuils ».

Sans accord sur une méthodologie et sans accord sur un constat partagé, il sera extrêmement difficile d’aller plus avant. La rapidité et le contenu des réponses que l’UNCAM apportera à la profession seront un signe fort qui permettra de travailler dans un climat de confiance.