Ce jour, la FFMKR a été destinataire d'un courrier, cosigné par Mme Marisol
TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé et Mme Geneviève
FIORASO, ministre de l'enseignement supérieur et la recherche, relatif à la
nécessité d'intégrer dès 2013 la formation des masseurs-kinésithérapeutes dans le
schéma licence Master doctorat.
L’arbitrage rendu est parfaitement conforme à la position de la profession et
correspond également aux annonces faites en leurs temps par Messieurs
WAUQUIEZ et BERTRAND alors ministres en charge de ce dossier.
Le niveau de sortie M1 était un consensus de la profession.
Le courrier, que vous trouverez ci-joint, précise plusieurs points :
- Le niveau M1 sera le niveau de sortie des masseurs-kinésithérapeutes.
- Le niveau M2 sera le niveau de sortie pour ceux qui souhaitent poursuivre
vers des pratiques avancées.
À peine les annonces ministérielles effectuées que certains se sont émus de voir
écrit noir sur blanc que « le diplôme d'État autorisant l'exercice de la profession de
masseurs kinésithérapeutes est acquis au terme de trois années d'études et sera
reconnu au grade de licence ».
La profession souhaitait que les quatre années d'études soient reconnues.
Dorénavant ce sera le cas. Les quatre années d'études représentent 240 ECTS
(European Credit Transfer System) mais ne correspondent à aucun grade
universitaire, c’est pourquoi il n’est pas possible de voir écrit noir sur blanc un
engagement ministériel « au grade de M1 ».
Les masseurs kinésithérapeutes qui souhaitent s'orienter vers des pratiques
avancées le pourront et ainsi ils obtiendront le grade Master, conforme au
processus de Bologne.
La FFMKR est toutefois déçue que la généralisation de la PACES ne soit pas
effective. Toutefois, les IFMK devront signer un conventionnement avec une
université (ce qui devrait à terme entraîner une quasi uniformisation du mode de
sélection) afin de permettre aux étudiants de poursuivre vers un M2. Ils auront
donc tout intérêt à le faire rapidement.

II. PETITE SYNTHÈSE RELATIVE A LA RÉFORME DES ÉTUDES
Avant :
3 années d’études + 1 année de préparation = 4 ans d’études
4 ans d’études reconnues 120 ECTS (Bac + 2)
Possibilité d’aller plus loin : quasi néant
Pas de généralisation de la PACES
Avec l’arbitrage ministériel :
4 années d’études reconnues : 240 ECTS
Grade universitaire de licence reconnu (180 ECTS car le M1 n’existant pas dans les
textes) + 60 ECTS crédités pour le Master.
Possibilité d’acquérir le grade Master (120 ECTS) « pratiques avancées » en
effectuant 60 ECTS complémentaires.
Pas de généralisation de la PACES (ministère de l’enseignement supérieur étant
contre) MAIS si l’année préparatoire est faite dans un IFMK « conventionné », 60
ECTS crédités pour le Master (120 ECTS au total) donc la moitié du chemin de
parcouru.
Pour mémoire
L’ensemble des UE de chaque semestre vaut 30 ECTS. Une année complète réussie
représente 60 crédits.
L = 3 x 60 = 180 ECTS pour obtenir le grade licence
M1 = 60 ECTS (donc 240 au total)
M2 = 60 ECTS (donc 300 au total) pour obtenir le grade master
D = 3 x 60 = 180 ECTS (donc 480 ECTS au total) pour obtenir le grade docteur.
La FFMKR, instigatrice du groupe de réingénierie composé notamment du Conseil
national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK), de la Fédération
nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK) et de l’Union nationale des
syndicats de masseurs-kinésithérapeutes libéraux (UNSMKL), ne peut que se
féliciter que la position ministérielle reprenne la position dudit groupe reconnaissant
ainsi le travail de la profession dans son ensemble. Profession qui oeuvre pour une
réforme des études depuis de très nombreuses années.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas de confondre le côté professionnalisant (4 années
d’études) de notre diplôme et l'universitarisation de la profession (grade rendue
obligatoire par le processus de Bologne).
Aujourd’hui, la FFMKR se félicite que ce dossier, clé de voûte de la profession
trouve ENFIN une finalité très positive et renforce ainsi le rôle des masseurskinésithérapeutes
notamment sur les parcours de soins et la prise en charge
coordonnées des patients.
Je vous prie de croire, Chère Consoeur, Cher Confrère, à l’assurance de mes
salutations confraternelles.
Alain BERGEAU
Président